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"Si nous voulons inviter les gens vers la guidance et la lumière dont Allah nous a comblés, il est alors obligatoire que nous soyons tendres envers eux et que nous ne soyons pas dures avec eux, ni que nous nous montrions à eux comme si nous étions privilégiés par rapport à eux de par cette science.

Il est obligatoire que nous considérions les gens – tous les gens –, ceux que nous voyons loin de la guidée du messager r,comme des malades. Et il n'y a aucun doute que la maladie spirituelle et pire et plus nuisible au [malade] que la maladie palpable corporelle.

S'il est un devoir pour le médecin du corps d'être tendre envers le malade, à tel point que beaucoup de [médecins] disent que certains malades guérissent par le simple fait d'avoir entendu une parole tendre de la part de leur médecin, c'est donc en priorité que l'étudiant en science, celui qui se charge d'orienter les gens et de les guider dans le suivi de la sunna et de ce sur quoi étaient les pieux prédécesseurs – qu'Allah les agrée –, soit tendre dans leur da'wa et qu'il soit affectueux dans le relationnel [envers eux].

Si le prophète r avait réprouvé sayyeda Aïcha – qu'Allah l'agrée – lorsqu'elle était rude dans la réponse au « salâm » à ce juif qui était entré chez le prophète r et a fait bafouer sa langue pour [dire] le « salâm » et a donc dit « sâm 'alaïkom ». Son « salam » n'apparaît donc pas être le « salâm » des musulmans, ni n'apparaît être une invocation de la mort, qui est le [sens] de « sâm », contre le maître des messagers. Il ne l'a donc pas prononcé avec éloquence, ni explicitement, n'ayant pas l'audace de le faire contre le messager r, qui détenait – à ce jour – le pouvoir de l’État, il ne voulait donc pas émettre sur lui le « salâm » qui est l'un des noms d'Allah Y , comme cela est rapporté dans le hadith sahîh, mais il l'a brouillé et l'a « perdu » ; il a donc dit « sâm 'aleikom » !

Il va de soit que cela n'a pas échappé au prophète r, il r a répondu de façon courte, excessivement courte, disant « wa 'aleikom ».

Quant à sayyeda Aïcha, alors qu'elle se trouvait derrière le rideau, elle n'a pas fini d'entendre cette malice de la part de ce juif [invoquant] la mort, qu'elle éclata disant : « et que le sâm (mort), la malédiction et la colère soient sur vous, frères des singes et des porcs !! »

Lorsque le juif est sorti de chez le prophèter il dit : « Ô Aïcha, qu'est-ce que c'est ?! »

Elle répondit : « Ô messager d'Allah, n'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ?! »

Il r dit : « Ô Aïcha, n'as-tu pas entendu ce que j'ai dit ?! [Puis], il r dit – et c'est ce qu'il faut retenir – la tendresse n'a jamais était dans une chose sans qu'elle ne l'embellisse, et la dureté n'a jamais était dans une chose sans qu'elle ne la défigure. »

Et si le messager r dit cela à celui qui s'adresse aux juifs avec ce ton rude – ici, il s'agit de Aïcha et c'était son droit, car elle a comprit de ce juif qu'il invoquait la mort contre le prophète r – il ne convient donc [pas] que cela soit notre position, vis-à-vis de nos frères qui partagent avec nous – au minimum – l'attestation de foi.

Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il nous est obligatoire d'être tendres avec eux, et de ne pas être dures envers eux.

C'est [aussi] pour cette raison là que parmi les recommandations que le prophète rdonnait à Mu'âdh Ibn Jabal et à Abou Moussa Al Ash'arî, lorsqu'il r les envoya en tant que prédicateurs pour le Yémen, il y [avait] sa parole r :

« partez et aimez-vous, facilitez et n'endurcissez pas »

Tout cela nous amène donc à avoir le soucis d'être – dans notre da'wa -pardonneurs et faciles avec les gens. " Fin de citation.

Cf. audio ( 181 ) de "silsila al houda wa an-nour" [16 min 50 sec]

Tag(s) : #Al Albani

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