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Question : Noble Sheikh, nous nous tournons vers vous avec cette question, qui est : certains hommes de science a qui on atteste le bien, ainsi que l'effort ( jihâd ) dans la da'wa à notre époque : notre noble Sheikh Abd Ar-Rahmân Abd Al Khâleq – qu'Allah ta'âla le préserve – : nous souhaitons donc, de votre éminence, [que vous] exposiez ce que vous connaissez sur ce Sheikh ? Cela fait partie du dépôt qui est lié à nos « cous » vis-à-vis de ce Sheikh. Qu'Allah vous rétribue en bien.

La réponse : « Dans cette rencontre, ce n'est pas notre sujet de parler sur une personne en particulier. Mais nous disons :

Premièrement : Toute personne à une part de véracité dans la communauté musulmane, du début de la communauté jusqu'à sa fin. Il n'y a aucun doute qu'elle doit être louée pour le bien qu'elle a fait.

Deuxièmement : Toute personne, quelque soit le [niveau] de science et de piété qu'elle a atteint, n'est pas dépourvue de « faute », que la cause à cela soit l'ignorance, l'insouciance ou autre que ça. Cependant l'équitable, comme l'a dit Ibn Rajab – qu'ALLAH lui fasse miséricorde – dans l'introduction de son livre "al qawâ'ed" : " l'équitable est celui qui pardonne le peu d'erreurs d'une personne dans ses nombreuses bonnes choses "1.

Personne ne tient compte des erreurs et délaisse les bonnes choses, sans qu'il ne soit semblable aux femmes ( ! ) Car la femme, si tu excelles envers elle toute la vie, puis qu'elle voit de ta part une seule faute, elle dira : " je n'ai jamais vu de bien en toi "2.


Aucun homme n'aimerai être rendu à ce niveau, c'est-à-dire le niveau de cette femme qui regarde une seule erreur et qui oublie et délaisse les nombreuses bonnes choses. Et cette règle, c'est-à-dire : que nous ne parlons pas sur les personnes en particulier, ni dans nos assises lorsque nous enseignons, ni lors des rencontres, ni même dans les questions qui nous parviennent... je dis : cette règle, nous, nous cheminons dessus et nous souhaitons qu'Allah – subhânahou ce ta'âla – nous raffermisse dessus.Car, parler sur une personne en particulier peut se transformer en sectes et fanatismes. Ce qui est obligatoire est de renvoyer vers les sujets par des descriptions, non par les personnes ; nous devons donc dire : celui qui fait telle chose, mérite telle chose. Et celui qui fait telle chose, mérite telle chose, [etc.] que cela soit un bien ou un mal. Mais lorsque nous voulons évaluer une personne, il est obligatoire que nous citions ses bons-cotés et ses mauvais cotés, car ceci est la balance de la droiture. Et lorsque nous avertissons contre l'erreur d'une personne, nous citons uniquement l'erreur, car la situation est un avertissement, et quand on averti, il n'est en rien de la sagesse de citer les bons-cotés. [En effet], si tu évoques les bons-cotés, l'auditeur restera perturbé. "Toute parole à son moment approprié". Celui qui souhaite parler sur une personne afin de l'évaluer, alors il lui est obligatoire de citer ses bons-cotés, ainsi que les mauvais. C'est si le « bien » ( maçlaha ) le nécessite, sinon se retenir de juger les musulmans est meilleur. Quant à celui qui souhaite mettre en garde contre une erreur, alors il évoquera l'erreur, et s'il lui est possible de ne pas citer l'auteur de la parole, alors cela est aussi un bien, car le but est de guider les créatures. » Fin de citation3.

1 Cf. " al qawâ'ed " ( 1 / 4 - t. mashour hassan )

2 Il fait allusion au hadith rapporté par Al Bukhâri ( 29 ) et Muslim ( 906 )

3Cf. « liqâ al bâb al maftouh » ( n° 67 )

Tag(s) : #Al Uthaymine

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